Mouvement artistique éphémère du début du XXe siècle, le dadaïsme ne s'encombrait ni de structure, ni de grands principes. Son unique raison d'être était la liberté de création la plus totale. Le pied !
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De quand date le mouvement ?
En 1915, en pleine Première Guerre mondiale, quelques jeunes gens révoltés venus de toute l'Europe profitent d'être à Zurich, en Suisse, pays neutre et cosmopolite, pour lancer ce mouvement. A l'origine, ces hommes et ces femmes ne sont pas tous des artistes. Certains sont étudiants, mais ils ont en commun la conviction qu'un nouveau monde doit naître, et qu'avec lui, une forme d'art inédite doit s'imposer.
Qui sont ses membres ?
Parmi les participants de la première heure se trouvent des peintres comme l'Alsacien Jean Arp et l'Allemand Hans Richter et des écrivains comme les Allemands Hugo Ball et Richard Huelsenbeck. La figure de proue du mouvement est Tristan Tzara, un jeune poète roumain, né en 1896. La légende veut qu'il soit à l'origine de l'appellation "dada". Il aurait trouvé ce mot-écrin (dépourvu de sens, mais qui peut être dit dans toutes les langues) en ouvrant un dictionnaire au hasard. Attirés par la radicalité du mouvement, des artistes reconnus comme Picasso, Max Ernst, Guillaume Apollinaire ou André Breton rejoindront le dadaïsme quelque temps plus tard.
Quel est le style "dada" ?
Le style dada, c'est l'absence de style. L'objectif avoué du dadaïsme est de "tuer l'art" et son conformisme. Ses adhérents veulent émanciper l'art de la domination bourgeoise et lui redonner sa vocation de territoire de création libre. Le 23 juillet 1918, à Zurich, Tristan Tzara s'en explique par le biais d'une lecture publique du Manifeste dada. Le texte propose de "respecter toutes les individualités dans leur folie du moment." Dans le monde artistique, le retentissement est énorme. Dada n'ayant pas de style propre, les oeuvres es plus diverses s'y côtoieront. En poèsie, Tzara sera un précurseur du surréalisme, écrivant des vers comme : "Les microbes se cristallisent en palmiers de muscles balançoires."
Quand s'est-il éteint ?
Le dadaïsme ne cessera jamais de provoquer la morale bourgeoise. De nombreux scandales éclateront, comme en 1917, à New York, quand le Français Marcel Duchamp, peintre, sculpteur et plasticien, expose son ready-made baptisé Fontaine, qui est en fait un urinoir renversé. Tristan Tzara proclamera la fin du courant en 1923. Il sent qu'un retour à l'ordre s'empare de la société, y compris dans le domaine artistique. Héritier de Dada, le mouvement surréaliste le trahira en devenant une école artistique structurée, loin des rêves d'absolue liberté des iconoclastes survoltés et passionnés de l'été 1915.
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- Art DaDa
- Digital Dada Library
- L'exposition Dada en janvier 2006 au Centre Georges-Pompidou rassemblait plus de 1000 œuvres de 50 artistes en provenance de collections publiques et privées.
- The Essential DADA - An Online Compendium
- Dada et la politique : La revue Dissidences consacre un dossier complet sur Dada et la politique avec des articles de Iveta Slavkova-Montexier, Florent Schoumacher et Frédéric Thomas.
- Dossier : Dada, exposition au Centre Pompidou, 2006

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