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mercredi 31 mai 2006
Un bon mari - Récit de Gabriel Timmory.
Dictionnaire ( Lettre G ) - 2005-157
- gréviste : pose des piquets
- gréviste : vas sur le tas
- gribouillage : caractère de cochon
- grief : on reproche d'en faire
- grimer : charger la face
- grimer : maquiller légalement
- grimer : travailler à la mine
- gris : gai ou triste
- gris : petit dans sa coquille
- grisaille : tranche sur le vif
- grisaille : triste atmosphère
- grise : matière à réflexion
- grise : matière de savant
- gris-gris : charme noir
- grisonner : argent de côté
- grisou : donne une mine d'enterrement
- grisouteuse : triste mine
- grog : goutte dans l'eau
- grog : pris en grippe
- grognard : soldat sous l'empire du mécontentement
- gros : point à la ligne
- groseille : responsable de gelée
- grossesse : formation interne
- grossesse : ligne en dérangement
- grossier : blesse les oreilles
- grossier : sort des ordures
- grossièreté : mauvaise sortie
- grossir : changer de ligne
- grossiste : ne fait pas le détail
- grouille : presse populaire
- grue : respectueuse des animaux
- grue : traînée bêtement
- grumeau : gâte sauce
- gs : entourent les gens
- gtesi : gîtes à la noix
- gu : chef de guerre
- gué : chemin de traverse
- gué : en travers du lit
- gué : nous met à sec
- guenilles : effets non négociables
- guenon : fait le singe
- guêpe : bête, mais pas folle
Neige dans le haut Doubs, ainsi que dans les Vosges.
BESANÇON. Comme prévu et annoncé par Météo France, il a neigé dans le haut Doubs et les températures de la journée d'hier ont été, tant en plaine qu'en montagne, dignes d'un vrai mois de mars : ainsi 5ème et 6ème respectivement à Maîche et à Morteau au coeur de l'après-midi et 11,9ème en plaine. « On attend aujourd'hui encore une limite pluie et neige aux alentours de 1.000 mètres. Quand on parle de neige, il ne s'agit pas de 10 cm qui tiennent au sol mais plutôt de flocons dans des averses. En fait, les conditions sont compatibles avec des chutes de neige sur les hauteurs. Hier à La Dole, en Suisse, à 1.500 mètres, il faisait -20ème », souligne François Scherrer, prévisionniste à la station Météo-France de Besançon.
Il faut noter qu'il a aussi neigé dans les Vosges, quelques 5 centimètres. Il a fallu dégager certains cols, et enlever des branches d'arbres cassées par le poids de la neige, et qui encombraient certaines routes. La DDE tronçonne actuellement certains arbres devenus dangereux du fait de cette neige.
« Ce mois de mai est plus pluvieux que la normale, 30 % de pluie en plus. La neige n'est pas si fréquente en mai, le Doubs est pourtant un département où il peut neiger au dessus de 1.200 mètres tous les mois. Il suffit de certaines conditions, des cumulo-nimbus très développés et un air froid », indique le prévisionniste.
© L'Est Républicain
mardi 30 mai 2006
Histoire de rire.
Réflexions - L'enfant.
Dictionnaire ( Lettre G ) - 2005-156
- grasse : matinée de repos
- grassouillet : petit boulot
- gratin : ensemble de légumes
- gratis : à aucun prix
- gratis : c'est à l'il
- gratuit : ne vaut rien
- graver : écrire sur un bloc
- graver : faire un enregistrement
- gravide : enceinte pour animaux
- gravité : centre pour se rétablir
- gravité : induit de gros efforts
- gravité : ne prête pas à rire
- gré : c'est volontairement qu'il est plein
- gré : de lui à lui, c'est amiable
- gré : n'est pas de force
- gré : on est obligé de le savoir
- gré : on est reconnaissant, s'il est bon
- gré : plein, pour les volontaires
- gré : volontiers bon
- grec : beau de profil
- gréé : a toutes ses voiles
- greffe : on y demande l'arrêt
- grêle : inquiète celui qui a des boutons
- grêle : sauce piquante
- grêle : tombe du ciel
- grêler : tomber en grains
- grêlon : coupable de bris de glace
- grêlon : pas faux jeton
- grelotter : avoir froid et tout le tremblement
- grenade : avec elle, il est préférable que ça se goupille bien
- grenade : fruit explosif
- grenade : on préfère l'acheter que la recevoir
- grenier : c'est un comble
- grenier : place des réserves
- grenier : réserve de souvenirs
- grenouille : on aime ses cuisses
- grenouille : on se sucre, si on la mange
- grenu : a du grain
- grève : maintenue par un piquet
- grève : peut être tournante
- grève : plat de côte
- gréviste : être retenu au piquet
Tchernobyl : vers un procès.
Sans présumer de l'issue demain de la convocation du Pr Pierre Pellerin, âgé de 84 ans dans le bureau de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, les quelques 500 parties civiles ne peuvent que se réjouir de ce nouveau coup de boutoir asséné à la muraille du mensonge officiel bâtie aux frontières de l'Hexagone pour minorer l'impact du nuage radioactif vomi par l'explosion du réacteur nème4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Mensonge tout d'abord avec l'autisme bizarre de l'intéressé, à l'époque patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI), qui affirmait le 30 avril 1986 « qu'aucune élévation significative de la radioactivité n'avait été constatée », alors que toute l'Europe engageait des mesures de prévention... Omerta ensuite, avec la mise sous cloche d'une cartographie de la contamination du territoire national réalisée après la catastrophe. « Je me souviens parfaitement de la violente polémique qui a éclaté en avril 2003 au sein même des or ganismes officiels suite à la publication par l'Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire (IRSN) d'une carte de France des dépôts de césium 137 qui était cohérente avec celle de notre laboratoire ! La minorité de scientifiques qui avait osé sortir l'information a immédiatement été réduite au silence. Avec ce nuage, on se heurte à un front qui va de l'Académie des sciences au lobby nucléaire. Voilà pourquoi la quête de la vérité dure depuis vingt ans », observe Roland Desbordes, président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad).
Prudence judiciaire
Créé après Tchernobyl, cet aréopage de spécialistes dont l'acronyme résonne comme le bruit d'un compteur Geiger s'est porté partie civile en 2001, au même titre que l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT). « La juge fait un travail remarquable, elle avance pas à pas, méticuleusement et prudemment », ajoute Desbordes. A preuve l'envoi au front de deux experts judiciaires, les professeurs Paul Genty et Gilbert Mouthon, dont le volumineux rapport, achevé fin 2005, invoque clairement le mensonge des autorités : « Les risques de contamination ont toujours été niés ainsi que l'irradiation de la population avec pour conséquence l'absence de toute prophylaxie », décoche l'une de ses conclusions. Demain, Pierre Pellerin devra donc s'expliquer. « Nous avons rencontré la juge récemment, elle nous a indiqué que cette audition pourrait déboucher sur une mise en examen, à moins que Pellerin apporte des réponses que nous n'avons pas ou qu'il dilue sa responsabilité dans l' affaire. Ce qui m'étonnerait, car il est connu pour sa très forte personnalité », poursuit le patron de la Criirad. Ce dernier espère toutefois que cette convocation permette « enfin d'entrer dans le vif du sujet. L'inculpation est une étape obligatoire sur le chemin d'un procès que tout le monde attend. Durant toutes ces années, j'ai souvent eu des malades au téléphone. Certains d'entre eux sont aujourd'hui décédés de leur cancer et ils n'ont pas eu de réparation avant de mourir ».
Paravent
Le Pr Pierre Pellerin pourrait donc essuyer seul les plâtres chargés de becquerels déposés par le nuage globe-trotter. Auquel cas, il faudra ensuite définir la relation de causalité entre les cancers de la thyroïde et l'explosion. Une autre paire de manches. « Pellerin est certes coupable, mais il n'est pas le seul. La réalité était connue jusqu'au sommet de l'Etat qui refuse toujours de reconnaître son mensonge », fustige Frédéric Marillier, de Greenpeace. Au printemps 1986, Jacques Chirac est Premier ministre, Michèle Barzac est ministre de la Santé, Alain Madelin est chargé de l'Industrie, « et personne au gouvernement n'a réagi à la publication de nos premières analyses. Quand le SCPRI annonçait une moyenne nationale de 8 becquerels/m2 de césium 137, nos études démontraient que les dépôts moyens dans les secteurs les plus touchés se chiffraient en milliers de becquerels/m2, notamment en Corse », rappelle Roland Desbordes. Mais les perquisitions menées dans ces ministères en 2001 dans le cadre de l'enquête n'ont rien données : « A ma connaissance, aucun document pouvant compromettre le gouvernement de l'époque n'a été trouvé. Soit le pouvoir politique n'a pas été informé, soit le ménage a été très bien fait... ».
Patrice COSTA
© L'Est Républicain
lundi 29 mai 2006
Point de vue - La confiance
Réflexions - Famille.
Dictionnaire ( Lettre G ) - 2005-155
- goupille : près du goujon
- gourbi : ce n'est pas la vie de château
- gourde : a la bidon plein
- gourmand : très absorbant
- gourmet : grand palais
- gousse : a la cosse
- goût : affaire au palais
- goût : c'est le bon sens même
- goût : organe d'information
- goûteur : mange le premier
- goûts : sont tous dans la nature
- goutte : juge au palais
- goutte : petite chute d'eau
- gouvernail : chargé de direction
- gouverné : a quelqu'un en tête
- gouvernement : formation au pouvoir
- gr : en gros au début
- grabataire : homme de plume
- grabataire : on ne le tire pas du lit
- grâce : demandée si on a de la peine
- grâce : un coup à achever
- gracié : a moins de peine
- gracieux : charmant bénévole
- gracieux : ne vaut rien
- grade : au plus bas avec la sardine
- graine : espoir aussitôt enterré
- graine : on la casse si on l'aime
- graine se casse à table
- grainetier : reçoit le preneur de son
- graisse : s'oppose aux frictions
- graissée : comme la patte, pour arroser
- grammairien : homme d'exception
- grammairien : tient sa langue
- gramme : petit poids
- gramme : petit, sur un plateau
- gramophone : ancien diffuseur d'air
- grandiloquent : sortie de pompe
- graphologue : étudiant en lettre
- grappe : se détache du pied
- gras : morceau disputé
- gras : on en tire un bout
- grasse : idéale pour une matinée
Le grand écart de Basso.
Plus de neuf minutes séparent le coureur italien de son poursuivant direct au classement général. Abyssal.
MILAN. L'Italien Ivan Basso, de loin supérieur, a remporté haut la main la 89e édition du Tour d'Italie cycliste, hier à Milan, où l'Allemand Robert Forster a enlevé au sprint la 21e et dernière étape.
Basso, dominateur à chaque temps fort d'une course au parcours massacrant, a provoqué des écarts abyssaux. L'Espagnol José Enrique Gutierrez, inattendu deuxième, a été distancé de plus de neuf minutes et le grimpeur italien Gilberto Simoni, troisième, de près de douze minutes. La constance du Varesan de l'équipe CSC, qui n'a jamais donné de signe de faiblesse, a payé. Depuis 1965 et la victoire de Vittorio Adorni, aucun champion, pas même le Belge Eddy Merckx ou le Français Bernard Hinault, n'avait bouclé le Giro avec une telle avance.
Des cinq favoris italiens au départ, Basso et, dans une moindre mesure, Simoni ont été les seuls à justifier ce rang. Le vainqueur sortant, Paolo Savoldelli, a baissé de régime (5e) après un début fracassant, le 6 mai, à Seraing (Belgique) où il avait écrasé le prologue. Le leader de l'équipe Discovery Channel, qui n'a pas eu le même rendement qu'à l'époque où elle surclassait le Tour de France avec Lance Armstrong, a expliqué ses limites du moment par une allergie.
Quatorze jours en rose
Son prédécesseur au palmarès, le jeune (24 ans) et talentueux Damiano Cunego, a fait mieux (4e). Mais il a peiné à retrouver le même éclat en montagne qu'en 2004, sans même évoquer son désastreux contre-la-montre quasi-rédhibitoire dans l'optique du Tour de France.
Quant à Danilo Di Luca, qui avait fait du Giro son objectif principal, il s'est éteint au fil des étapes, très loin du coureur qui avait pu mener une campagne tonitruante au printemps dernier. La faute à des problèmes dentaires, a-t-il expliqué.
Débarrassé de ces opposants, Basso a pris la conduite de la course dès la première arrivée au sommet, le 14 mai, au Passo Lanciano (sud), dans la 8e étape. Quatre jours plus tard, il a laminé ses adversaires dans le contre-la-montre de Pontedera (centre), gagné par l'Allemand Jan Ullrich, qui aura tranquillement préparé le Tour sur les routes du Giro jusqu'à son abandon à deux jours de l'arrivée. Dans la dernière semaine, au programme ultra-montagneux, Basso -14 jours en rose au total- s'est encore affirmé le meilleur en chaque occasion. Pour Basso (28 ans), qui a gagné le Giro pour la première fois et a tenu ainsi la promesse faite à sa mère décédée l'an dernier, le premier objectif de la saison est atteint. Commence maintenant la seconde opération d'envergure. Le dauphin d'Armstrong dans le Tour 2005 l'avait annoncé avant le départ : « J'aime faire bien les choses, une à la fois. Le Tour, j'y penserai seulement après le Giro ».
La 21e étape : 1. Forster (GER/Gerolsteiner) ; 2. Richeze (ARG) m.t. ; 3. Pollack (GER) m.t. ; 4. Bettini (ITA) m.t. ; 5. Duque (COL) m.t. ; 6. Rigotto (ITA) m.t. ; 7. Krivtsov (UKR) ; 8. Krauss (GER) ; 9. Dion (FRA) ; 10. De Kort (NED) (... ) 15. Bonnet (FRA) ; 16. Da Cruz (FRA) tous m.t. (... )
Le classement général final : 1. Basso (ITA/CSC) ; 2. Gutierrez (ESP) à 9'18 ; 3. Simoni (ITA) à 11'59 ; 4. Cunego (ITA) à 18'16 ; 5. Savoldelli (ITA) à 19'22 ; 6. Casar (FRA) à 23'53 ; 7. Garate (ESP) à 24'26 ; 8. Pellizotti (ITA) à 25'57 ; 9. Hugo Pena (COL) à 26'27 ; 10. Vila (ESP) à 27'34 (... ) 14. Halgand (FRA) à 35'15 (... )
© L'Est Républicain
Tout bénéfice pour Alonso.
Le Grand Prix monégasque a souri au pilote espagnol. Kimi Rikkoenen a abandonné, Michael Schumacher n'a pu faire mieux que 5e.
MONACO. Fernando Alonso est le grand vainqueur du week-end à Monaco : il a remporté pour la première fois hier le plus prestigieux des Grands Prix de Formule 1 et creusé un gouffre au Championnat en profitant de l'abandon de Kimi Rikkoenen et du scandale Schumacher, puni pour tricherie en qualifications.
Parti de la pole position au volant de sa Renault après que Schumacher (Ferrari) eut été relégué en dernière position pour avoir délibérément perturbé les qualifications la veille, l'Espagnol est vainqueur sur toute la ligne. A lui la gloire d'une victoire si aléatoire dans les rues étriquées de la Principauté ! A lui 10 points d'avance supplémentaires sur Rikkoenen (McLaren-Mercedes), trahi par sa mécanique ! A lui 6 longueurs supplémentaires sur Schumacher ! A lui la confirmation qu'il détient avec sa R26 une monoplace capable de gagner sur tous les circuits ! A lui la confiance dans les autorités sportives qui ont osé sanctionner les intouchables septuple champion du monde et Ferrari ! A lui, tout simplement, la conviction qu'à moins d'un incroyable retournement de situation, ce second titre consécutif lui tend les bras !
Une victoire dédiée à Edouard Michelin
« C'était une course marquée d'une croix dans mon agenda », reconnaît Alonso, soulignant toutefois que l'émotion qu'il ressent « ne peut être supérieure à celle de sa victoire en Espagne » il y a quinze jours.
Au Championnat, il compte désormais 21 points d'avance sur Michael Schumacher et 37 sur Rikkoenen. Le Finlandais, le seul pilote manifestement capable de battre Alonso hier, a été trahi par son moteur et a regagné directement son yacht, où on a pu le voir torse nu tentant d'évacuer la frustration.
« Chaque course est de plus en plus importante pour le Championnat : Kimi (R^ikkoenen) n'a pas pris de points, c'est donc un 10-0 pour moi, et Michael (Schumacher) n'est que 5e, donc nous avons désormais une bonne avance », analyse l'Espagnol. Il rappelle aussi que l'an dernier il avait réussi 15 podiums pour devenir champion du monde et que cette année, avec 4 victoires et 3 deuxièmes places il en compte déjà sept en sept courses.
« Si ça continue, le Championnat sera bientôt très bien engagé », estime le pilote qui, dans son immense joie, n'en a pas moins dédié sa victoire à Edouard Michelin, PDG du manufacturier de pneumatiques qui équipe notamment sa Renault, mort noyé vendredi. D'ailleurs, en signe de deuil, la cérémonie du podium s'est déroulée sans champagne contrairement à la grande tradition des sports mécaniques. Rikkoenen quasiment éliminé de la course au titre, il ne reste plus que Michael Schumacher à pouvoir le contester à l'Espagnol.
« Le Championnat du monde est loin d'être fini, il y a encore beaucoup de points à gagner, souligne-t-il. Les gens qui me connaissent savent que je ne vais pas abandonner. Ma course d'aujourd'hui l'a prouvé, du reste ».
© L'Est Républicain
dimanche 28 mai 2006
Personnages - Marc Seguin.
Cynthia disparue depuis trois ans.
NANCY. - « Il est toujours temps de rompre le silence. De dire ce que l'on sait. » Naïma, la maman de Cynthia Gugelmann, garde chevillé au corps l'espoir de retrouver la trace de sa fille, disparue il y aura bientôt trois ans.
La jeune femme, âgée de 23 ans à l'époque, s'est évanouie dans la nature après une soirée passée chez des amis dans le quartier de la Croix-de-Metz le 29 mai 2003. Ou plus exactement après qu'un ami l'a raccompagnée dans le bas de la rue Michatel à Toul, non loin de chez elle. Le lendemain, la Touloise ne s'est pas présentée à son travail. On sait aussi qu'elle a reçu un coup de téléphone d'un ami de la région parisienne sur son portable à 6 h du matin. Et puis plus rien. Silence absolu. Plus inquiétant : le 18 juin suivant, un sac plastique contenant des effets personnels lui appartenant, dont une carte bancaire, des clefs d'appartement et des papiers d'identité, a été découvert dans l'écluse du canal à grand gabarit. En dépit d'analyses pointues, aucun élément suspect n'y a été relevé.
« Je reste partagée entre l'espoir de la savoir quelque part en vie, et puis l'idée qu'elle est peut-être morte. En même temps, si elle est décédée, cela veut dire que le crime était parfait. Et il n'y en a pas tant que ça des crimes parfaits... » se raccroche la maman. « On me conseille souvent de me faire une raison, c'est impossible. J'y pense tous les jours. »
Toutes les pistes explorées
Naïma, avec sa petite famille, a préféré déménager dans le Sud. « C'était trop dur ici. Nous nous sentions constamment observés. On pleurait trop aux yeux de certains, et pour d'autres, on souriait trop... Mais là où j'habite désormais, j'ai préparé une chambre pour Cynthia. » Elle reste en contact avec les amis de la jeune fille. Continue à exploiter le moindre indice donné. « Il n'y a pas longtemps, une ancienne connaissance de Cynthia m'a assuré l'avoir croisée à l'étranger. Je m'y suis rendu aussitôt avec mon fils. Nous avons sillonné le quartier où il l'aurait aperçue. Sans succès. »
Le SRPJ n'a pas cessé non plus ses investigations. Depuis le 11 juillet 2003, date à laquelle une information judiciaire contre X pour enlèvement et séquestration a été ouverte, le service régional de police judiciaire de Nancy explore chacune des pistes susceptibles de les mettre sur la voie de Cynthia. Les policiers ont réussi à reconstituer le puzzle de sa dernière soirée. Sur commission rogatoire internationale, ils sont allés enquêter au Luxembourg et en Belgique où des témoins affirmaient avoir vu travailler la disparue comme serveuse. Plus récemment, ils ont traqué sa trace en région parisienne et à Fréjus, suite à de nouvelles indications. En vain.
La photo de la jeune Touloise figure toujours sur le site de recherche Internet du ministère de l'Intérieur.
Cynthia est de petite taille, 1,55 m, et pèse 40 kg. Elle est brune aux yeux foncés. Elle a un signe particulier : une ceinture tatouée sur le bas du ventre.
Valérie RICHARD
© L'Est Républicain
Réflexions - L'autre.
Dictionnaire ( Lettre G ) - 2005-154
- gloire : a une heure éclatante
- gloire : elle rançonne
- glu : dur de s'en détacher
- glu : le serin s'y laisse prendre
- glu : vrai crampon
- gn : partie de campagne
- gnognote : roupille de sansonnet
- gnole : esprit fort
- gnole : fine et populaire
- gnon : coup de main
- gnon : dans les mauvais coups
- gnon : pain sec
- gnon : unité de choc
- go : commandement de bord
- go : demi poire
- go : va aux USA
- goal : à l'affût dans les bois
- goal : homme aux arrêts
- goal : veut vous détourner du bois
- gobeletier : homme de quart
- gober : ne pas laisser au palais
- godiche : emprunte sans intérêt
- gogo : marche vite
- goitre : modifie les gorges
- golf : on y va faire son trou
- gominé : plaqué par le gel
- gomme : a un rôle effacé
- gomme : s'use à la tache
- gond : assure une rotation
- gond : mis à la porte, mais on peut en sortir
- gond : porte porte
- gonds : on en sort furieux
- gonflable : en forme en prenant l'air
- gorge : plate, sans avantage
- gorille : garde de l'huile
- gorille : gardien chef
- gosier : s'il est sec, il faut siffler
- gosse : terrible, s'il est sale
- goton : vieille fille
- goujon : c'est un plaisir de le taquiner
- goulot : désaltère le randonneur
- goulu : très absorbant
Foot - En attendant mieux.
De notre envoyé spécial Christian FRICHET
SAINT-DENIS. On avait presque oublié, parce que la période invite aux promesses, qu'un match préparatoire de phase finale pouvait étrangement ressembler à un vulgaire épisode de qualification. Car à quinze jours d'affronter la Suisse pour de bon, les Bleus ont encore tourné au ralenti et à l'ordinaire. Rien d'affolant évidemment parce que les bonnes excuses sont toutes trouvées mais rien de passionnant non plus. On précisera tout de suite que les Mexicains ont largement contribué au succès mitigé de la soirée en se montrant empruntés et même singulièrement limités. Mais on imagine qu'eux aussi au sortir de cinq semaines de travail foncier trouveront de bonnes explications.
En clair on ne retirera qu'un nombre réduit d'enseignements de ce premier rendez-vous d'un triptyque de matchs préparatoires. En première mi-temps les Bleus ont certes largement maîtrisé techniquement le ballon en assurant une circulation et un trafic soignés mais le rythme sénatorial qu'ils imprimèrent à leur domination limita par essence son efficacité. De surcroît à l'image surprenante de Zidane, les Français furent souvent gênés par des maladresses inhabituelles. En fait ils eurent un mal criard à enchaîner dans la profondeur ce qui provoqua à la fois une résistance assez simple pour des Mexicains peu ambitieux et un match souvent ennuyeux car monocorde.
En fait ce sont les deux défenseurs latéraux Abidal et Sagnol qui amenèrent par leurs centres un peu de fantaisie mais surtout de danger. On ajoutera que les Sud-Américains auraient pu être à la traîne très vite puisque la frappe contrée de Vieira termina sur la transversale (14'). Le jeu des Bleus avait tout de même un avantage indéniable, il leur assura le quasi monopole de la balle avec pour terminer les actions une bonne demi-douzaine de centres devant le but de Sanchez en l'espace de 45 minutes. Et finalement un but qui eut à la fois valeur de récompense et d'encouragement quand Malouda à la réception d'une transversale de Cissé, put tranquillement contrôler avant d'envoyer un missile sous la latte. On jouait les arrêts de jeu juste avant la pause et on cherchait toujours à découvrir le talent des derniers vainqueurs des Brésiliens...
Ribéry sous les acclamations
La suite fut encore moins instructive dans la mesure où Domenech, profitant du réglement FIFA des matchs amicaux, changea rapidement cinq joueurs et non des moindres. Gallas, Vieira, Makelele, Thuram et Zidane arrêtaient les frais. Arrivaient sur le pré Wiltord, Silvestre, Diarra, Boumsong et Dhorasso, pas terrible pour l'homogénéité. Le collectif se dégrada, il fallut un bon moment pour qu'il retrouve un semblant d'allure. Et encore le public réclamait le renfort de Ribéry sur l'air des lampions. L'événement se produisit à vingt minutes du terme, pour le vrai moment d'émotion du match. Les tribunes pouvaient enfin vibrer un peu d'autant que le Marseillais apportait un soupçon de spontanéité à une litanie de plus en plus imbuvable.
Cette nouvelle donne permit enfin aux Mexicains de se faire une petite place au soleil avec une ou deux incursions enfin plus saignantes et cette fois la possession du cuir. Mais sans occasions franches pour autant. La France, cahin-caha, gagnait la sortie tant bien que mal. Plutôt mal d'ailleurs mais on le redit, elle aura toute latitude pour estimer qu'hier soir elle a fait son job. Le public lui appréciait modérément ce brouillon il avait commencé ses encouragements par des « Zizou, zizou », ce fut ensuite « Ribéry, Ribéry » pour finir sur « Coupet, Coupet ». Ce qui avait le don de mettre Sagnol dans une colère noire en quittant la pelouse. Ambiance...
C.F.
© L'Est Républicain
samedi 27 mai 2006
Réflexions - Vivre.
Il faut revenir à la vie.
Dictionnaire ( Lettre G ) - 2005-153
- gi : acteur de troupe américaine
- gi : corps d'armée
- gi : entame de gigot
- gi : il débarqua chez nous
- gibier : au bout du fusil
- gibier : chassé après l'ouverture
- gibier : promis à la potence
- gilet : arrête les balles
- gilet : livrée en partie
- gilet : pièce pour le tronc
- gilet : sans lui, ce n'est pas complet
- girafe : n'a pas la tête sur les épaules
- girafeau : se pousse du col
- giro : tour de botte
- giron : est sécurisant
- gironde : bien roulée
- girouette : instrument à vent
- girouette : plaque tournante
- gisant : allongé pour longtemps
- gist : au centre du registre
- gitan : fait souvent la foire
- gitane : célèbre avec Gainsbourg
- gitane : femme sèche
- gîte : bande de marin
- givre : marque de froideur
- glabre : vraiment à poil
- glace : exposée en galerie
- glace : pas toujours sucée
- glace : permet de réfléchir
- glaçon : cube en verre
- glaçon : permet de réfléchir
- gladiateur : ancien combattant
- glaise : origine de tuile
- gland : sot de chêne
- glas : annonce la fin
- glas : coup de bourdon
- glas : résonne tristement
- glas : sonne à mort
- glas : sonne le départ
- glas : sonnerie de fin
- glin : double saint à jamais
- gloire : a son jour.
Citation.
vendredi 26 mai 2006
Rampon.
Dictionnaire ( Lettre G ) - 2005-152
- geôle : offre une place à gauche
- geôle : pièce captivante
- geôle : pièce de violon geôle : pièce policière
- geôle : son occupant voudrait sortir
- geôlier : employé de maison close
- geôlier : maître du barreau
- geôlier : ne garde pas des anges
- geôlier : partenaire de détenu
- geôlier : personnage à clés
- géologue : ne doit pas se tromper d'étage
- géométrie : évolue, si elle est variable
- géométrie : variable sur le zinc
- gérant : tête de l'emploi
- gerbe : rend vulgaire
- gerbe : s'offre en partant
- gerber : attacher ses bottes
- gerber : rendre vulgairement
- gériatre : connait l'affection des anciens
- gériatre : réussi à l'ancienneté
- germe : facteur de multiplication
- germe : peut rendre malade
- germe : stade pour débutant
- germer : casser la croûte
- germer : commencer à pousser
- gérontocratie : les jeunes n'y peuvent rien
- gérontocratie : on y arrive à l'ancienneté
- gérontologue : étudie l'ancien
- gérontologue : spécialiste du vieux
- gésier : poche à grain
- gésir : être couché
- gestation : période de formation
- gestation : prépare à la vie
- geste : beau, s'il est gratuit
- geste : beau, s'il est large
- geste : complément de verbe
- geste : déplacé, est obscène
- geste : ensemble de chansons épiques
- geste : joint à la parole
- gestion : s'occupe de nos affaires
- gestuel : du mouvement
- gestuel : sans commentaire
Le coin des curieux - Arbres à puce.
jeudi 25 mai 2006
Le coin des curieux - Sacrée plante.
Newton, astronome et Physicien. - par FUNCK-BRENTANO.
Ce qui occupait l'enfant beaucoup plus que le latin et les sciences elles-mêmes, c'était la construction de petites mécaniques, ingénieuses et diverses, de petits moulins ; e"n l'un d'eux une souris jouait le rôle de meunier, faisant tourner une meule qui broyait les grains de blé, après quoi elle se nourrissait de la farine qu'elle avait moulue , puis c'était une horloge à eau s'écoulant à la mesure du temps et un petit morceau de bois, qui s'enfonçait avec le niveau de l'eau, faisant tourner l'aiguille ; ou bien encore une voiturette, à laquelle, du haut de son siège, le cocher, à tour de bras, donnait le mouvement.
Réflexions - Donner.
Dictionnaire ( Lettre G ) - 2005-151
- généalogiste : arboriculteur
- généalogiste : déterre les bonnes souches
- généalogiste : est dans les arbres
- général : bosse sur le front
- général : gros de la troupe
- général : plus que juteux
- générale : dernière avant première
- générale : d'un ordre supérieure
- générale : pas dit en particulier
- généraliser : faire des extensions
- généraliste : son client n'est pas solide
- génération : assure une transmission
- génération : la nouvelle suit
- génération : source de conflit
- généreux : ne regarde pas
- généreux : porté à donner
- genèse : création littéraire
- genèse : début à tout
- genèse : ouverture de testament
- genèse : ouvre la bible
- genet : base de balai
- généticien : décodeur caractéristique
- généticien : pro des transmissions
- gêneur : parfois en trop
- génialité : rare luminosité
- génie : forte tête
- génie : le petit se remarque
- génie : un par lampe
- génisse : vachement jeune
- géniteur: parent de façon plaisante
- genou : par dessus la jambe
- genou : se fait en avance
- genre : il est mauvais dans le milieu
- gens : jeunes, ce sont des ados
- gens : petites de peu
- gentil : agréable, mais infidèle
- gentleman : ne monte pas comme un débutant
- génuflexion : inclination religieuse
- géographe : doit rester sur terre
- géographe : fait les cartes
- géographe : son savoir est étendue
- geôle : ancien violon
mercredi 24 mai 2006
Histoire de rire.
Le "félon" rentre au bercail.
Profitant du discrédit politique suscité par l'affaire Clearstream, Bruno Mégret s'est prononcé mardi pour une "union patriotique" entre son parti et celui de Jean-Marie Le Pen
© Reuters
A moins d'un an de l'élection présidentielle, l'heure est aux alliances et aux calculs. Du côté de l'extrême droite, Bruno Mégret vient de confirmer qu'il acceptait la "main tendue" de Jean-Marie Le Pen en vue de former une "union patriotique".
"Je suis prêt à participer à cette force nouvelle dès lors que cette démarche est sincère, réelle et déboucherait sur une nouvelle dynamique politique", a déclaré le président du Mouvement national républicain (MNR). Une "force nouvelle" pourrait selon lui profiter du discrédit politique accentué notamment par l'affaire Clearstream. "Je considère qu'il y a, en dehors de la classe politique, (représentée au Parlement) une force électorale considérable qui, si elle était rassemblée, pourrait s'affirmer comme la première force française".
Bruno Mégret, qui ne dispose plus aujourd'hui que de maigres troupes, est convaincu "qu'au moment où les partis se déchirent", une "réconciliation" avec le Front national (FN) mobiliserait "tout l'électorat déçu par la classe politique". Bien qu'il se dise prêt à "faire passer les querelles au second plan", il n'a toutefois pas voulu se prononcer sur un éventuel effacement de sa part au profit de Le Pen, jugeant qu'il "ne faut pas aller trop vite" car des "discussions sont toujours en cours" avec les lepénistes. "Pour l'instant, je suis toujours moi-même candidat et nous avons déjà 550 candidats investis pour les législatives", souligne-t-il.
Maître d’œuvre de la scission de 1998 qui avait affaibli le Front national, Bruno Mégret avait alors été qualifié de "félon" par Jean-Marie Le Pen, qui voudrait aujourd'hui réunir tous les candidats potentiels de l'extrême droite autour de sa candidature en échange d'accords électoraux aux législatives. Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a pour sa part rejeté cette offre en espérant, semble-t-il, que le président du FN ne parvienne pas à recueillir les parrainages nécessaires. Le Pen, qui avait provoqué un séisme politique en 2002 en se qualifiant pour le second tour de la présidentielle au détriment du socialiste Lionel Jospin, rêve cette fois d'avoir le dessus sur le candidat de l'UMP.
